Kinésithérapie du Sport Bascharage

Le kinésithérapeute du sport joue un rôle essentiel dans la récupération et préparation des sportifs amateurs ou professionnels. Il doit soigner, soulager et rééduquer ses patients afin de permettre un retour au terrain dans les meilleurs délais et conditions possibles. Pour se faire il est en relation avec le médecin, l’entraineur et les préparateurs physiques.

Pour beaucoup, l’activité sportive prend une place majeure dans le quotidien. S’il s’agit d’un véritable mode de vie pour certains, les objectifs sont multiples : loisir, performance/compétition, évacuation de la tension nerveuse accumulée, prévention des troubles cardiovasculaires…

Une étude taïwanaise publiée en 2011 dans le journal médical The Lancet, a montré qu’une activité physique modérée de 15 minutes par jour ou de 90 minutes par semaine pouvait diminuer la mortalité globale de 14 % et contribuer ainsi à une augmentation de l’espérance de vie de 3 ans. Dès lors qu’une blessure se présente, le sportif se voit contraint d’arrêter son activité sportive, pouvant entrainer un sentiment de manque physique voire psychologique…

C’est à ce moment là que le kinésithérapeute du sport intervient. Néanmoins, si le kinésithérapeute du sport intervient pendant cette phase de rééducation, n’est-ce pas son rôle aussi de « prévenir » la blessure ?

Quand consulter un Kinésithérapeute du Sport ?

La prévention aura pour but d’éviter la blessure en vous proposant des soins de récupération post-effort (compétitions, marathon, trail, triathlon etc…), différents exercices de renforcement musculaire, d’étirements, à la fois analytiques et globaux (fonctionnels).

La rééducation intervient suite à une blessure. En effet, l’activité sportive est source de blessures qui peuvent contraindre le sportif à s’arrêter et laisser des séquelles. Il est important de ne jamais sous-estimer une blessure, même minime. La rééducation aura pour but de restaurer l’intégrité physique (et psychologique) du sportif, d’éviter les douleurs chroniques dues à la blessure, de diminuer la douleur aiguë, de récupérer les amplitudes articulaires, d’effectuer un renforcement musculaire, de travailler l’équilibre… Le retour au terrain se fera par étapes en accord avec le patient et le staff (entraineurs, médecins…)

La réathlétisation intervient pendant et après la phase de rééducation.

Lors de la phase de rééducation, il s’agit par exemple d’entretenir les capacités cardiorespiratoires du sportif. Le programme de réathlétisation est individualisé : il tient compte du sport pratiqué, des paramètres physiologiques du sportif et des caractéristiques de sa blessure. Parfois cette coupure avec la compétition est profitable au sportif et permet notamment d’aborder d’autres aspects de la préparation physique. L’objectif est de rendre au coach un sportif dans la meilleure forme physique possible et de faciliter sa reprise. La réathlétisation ne doit jamais nuire à la rééducation, ni à la guérison, le but de la rééducation étant de retrouver la fonction de la partie lésée, alors que la réathlétisation se concentre sur les qualités athlétiques.

Après la rééducation, la réathlétisation permettra de mettre en place des exercices très individualisés tenant compte des paramètres physiologiques, morphologiques et surtout des caractéristiques de la blessure ou de la chirurgie du patient. Le but est de faire retrouver au patient son état de forme physique d’avant blessure voire “meilleur”. Cet encadrement peut être complété par l’intervention d’un diététicien/nutritionniste et/ou d’un pschychothérapeute. La “réathlétisation mentale” est souvent nécessaire (exemple : après une opération du LCA seulement 38 % des athlètes reprennent le sport au même niveau alors que 92% des athlètes ont retrouvés toutes les capacités fonctionnelles de leur genou)